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La ville de Compiègne mène une politique d’embellissement de ses espaces verts particulièrement appréciée des Compiégnois et des touristes.

Espaces verts, parterres de fleurs, ronds-points aménagés y ont une place de choix, un travail remarqué et récompensé puisque, depuis plus de 10 ans, Compiègne obtient 3 fleurs au concours des Villes et Villages Fleuris. Aujourd’hui, l’objectif affiché est de décrocher le label 4 fleurs !

 

Plus de 300 variétés de plantes

Plus de 100 000 plantes sont produites de manière biologique dans les serres municipales chaque année, elles sont ensuite utilisées pour fleurir et agrémenter parterres et ronds-points de la ville. Les techniques de fleurissement et d’entretien des espaces verts ont été bouleversées depuis l’application de la loi interdisant aux collectivités territoriales l’utilisation de produits phytosanitaires. La palette végétale s’est diversifiée avec plus de 300 variétés de plantes réparties sur l’ensemble des massifs. La taille des arbustes opère aussi une véritable révolution. Il s’agit désormais de bannir les tailles strictes pour privilégier la taille raisonnée des arbustes. Ces tailles douces permettent aussi de minimiser les risques de dépérissement des arbres liés aux plaies de coupe. Il s’agit dorénavant de préserver le capital santé des arbres afin de léguer ce patrimoine vert aux générations suivantes. Notre objectif aujourd'hui est d’obtenir le label 4 Fleurs au Concours national des villes et villages fleuris. Décrocher cette 4e fleur récompensera la politique d’embellissement que la ville de Compiègne mène depuis de nombreuses années.

« Zéro phyto » : un engagement total de la Ville

La Ville de Compiègne s’est engagée, en signant la charte d’entretien des espaces publics au niveau 5, à ne plus utiliser de produits phytosanitaires sur l’ensemble de ses espaces publics, une démarche qui s’applique aussi pour les cimetières et terrains de sports. Pourquoi un tel niveau d’engagement ? Bannir les produits phytosanitaires qui sont toxiques, c’est :

  • Préserver la santé des habitants et celle des agents d’entretien des espaces publics
  • Préserver la qualité de l’eau. Les produits répandus sur les trottoirs, pavés, voiries, finissent en grande partie dans les cours d’eau ou dans la nappe phréatique. En les supprimant, on évite ainsi la mise en place de traitements de l’eau particulièrement coûteux.
  • Préserver la biodiversité et augmenter la résilience des écosystèmes. Insectes et oiseaux retrouvent en milieu urbain de quoi se nourrir (herbes folles, plantes mellifères,…), ce qui permet de préserver les équilibres de notre cadre de vie entre l’Oise et la forêt et participe au maintien du patrimoine naturel.
  • Appliquer la loi qui depuis janvier 2017 impose aux collectivités de ne plus utiliser de produits phytosanitaires. (Les particuliers sont également concernés par cette mesure depuis le 1er janvier 2019).

Une gestion des espaces publics optimisée et cohérente

Après avoir réalisé un état des lieux complet de ses espaces publics, la Ville, accompagnée dans cette démarche par le bureau d’études Eco’Logic et l’Agence de l’Eau Seine-Normandie, a établi un Plan de Gestion Différenciée.

Celui-ci donne des préconisations pour l’entretien des espaces en fonction de plusieurs critères : leur utilisation, leur situation, les contraintes d’entretien, le type de revêtement,… et permet une réorganisation et une optimisation du temps de travail des agents en fonction des objectifs de gestion de chacun des espaces. En ayant toujours à l’esprit l’identité de la Ville de Compiègne liée à la proximité de la forêt et de l’Oise, la gestion des espaces est désormais adaptée au cas par cas selon les types de surfaces.

Un important travail de transversalité entre les services de la Ville a été réalisé. Le service Espaces verts mais aussi les services de la Voirie, de la Propreté urbaine et des sports sont engagés dans la démarche. Ce Plan de Gestion Différenciée se traduit par de nouvelles orientations dans la gestion des espaces :

  • Mettre en place un entretien différencié des surfaces enherbées en fonction des lieux, des usages, des fréquentations, de la sécurité, de l’accessibilité et des richesses écologiques, avec une cadence de tonte pouvant aller d’une fois par semaine à une fois par an,
  • Faire côtoyer des zones tondues avec des zones fauchées,
  • Enherber ou laisser s’enherber des surfaces minérales au lieu de les biner,
  • Diversifier au maximum la palette végétale tout en étant en harmonie avec les lieux pour créer une identité, embellir le patrimoine bâti, ou encore lutter contre les maladies et insectes ravageurs,
  • Privilégier les plantes pérennes aux plantes annuelles, effectuer des tailles douces et raisonnées sur les arbres afin de préserver leur santé,
  • Pailler systématiquement les massifs afin de limiter le désherbage, l’évaporation et enrichir le sol,
  • Valoriser les déchets verts (utilisation pour le paillage des résidus issus du broyage des branches, enrichissement des massifs avec du compost provenant de la plateforme de compostage de l’ARC),
  • Entretenir les allées des cimetières et les terrains de sport avec des solutions alternatives à l’utilisation de produits phytosanitaires ».

De nouvelles méthodes de travail

Pour parvenir à ce résultat, il a fallu que les équipes changent leur façon de travailler et leur organisation. Certains agents se sont déjà approprié ces nouvelles méthodes de travail, des formations aux solutions alternatives et à la biodiversité seront également nécessaires car cette nouvelle gestion des espaces est une véritable remise en cause, elle fait appel à plus de technicité. Avec l’aide de l’Agence de l’Eau Seine Normandie qui soutient financièrement la démarche, la Ville a aussi investi dans du matériel d’entretien plus moderne, alternatif à l’usage de produits phytosanitaires (matériel de désherbage thermique, débroussailleuses électriques,…). Enfin, les équipes des espaces verts, de la voirie, de la propreté urbaine et du service des sports, toutes concernées par la démarche, travaillent désormais main dans la main pour gérer l’ensemble des surfaces. Ce travail permet une meilleure coordination entre les services et favorise une plus grande cohérence de l’aménagement paysager tout en privilégiant la mise en valeur du patrimoine.

Aménagement urbain

A cela, s’ajoutent les aménagements réalisés par les services de la voirie et de l’aménagement urbain : réaménagement ponctuel de surfaces minérales ou dallées, reprise de joints de caniveaux, limitation de zones pavées, entretien du gravillonnage des allées piétonnes, reprise de peintures du mobilier urbain pour une plus grande uniformité et de la signalisation horizontale, réalisation de nouvelles voiries (Camp des Sablons, site de l’Ecole d’état-major) en lien avec le patrimoine bâti et naturel de la Ville de Compiègne. Autant d’actions qui contribuent à préserver un environnement naturel, bon pour notre santé, propice à favoriser la biodiversité, et qui répondent aux critères d’exigence du label national « Villes et villages fleuris » en vue de l’obtention de la 4e fleur !

Le label « Villes et Villages Fleuris »

Le label « Villes et Villages Fleuris » a pour objectif de valoriser les communes qui œuvrent à la création d'un environnement favorable à l'accueil et au bien-être des habitants et des touristes. Il récompense les actions menées par les collectivités locales en faveur d'un patrimoine végétal et naturel propice à l'amélioration de la qualité de vie. La démarche consiste à attribuer une série de quatre fleurs qui correspondent à quatre niveaux identifiés par un référentiel d'évaluation. Ces fleurs sont apposées sur une signalétique spécifique représentée par un panneau à l'entrée de la commune.